Ensemble au sommet du Mont Ventoux – le Pino unit un père et son fils

27.07.2026
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Certaines idées ne se préparent pas longtemps à l’avance. Elles surgissent tout simplement.

« J’étais en balade avec mon fils Lars et je me demandais tout ce que nous pourrions faire avec ce vélo », raconte Colin MacDonald. « J’avais toujours eu envie de retourner au Mont Ventoux. Réunir les deux était la solution parfaite. »

Le vélo dont il parle est un Pino tandem de Hase Bikes. Lars est assis à l’avant, Colin à l’arrière. Ensemble, ils se sont lancés à l’assaut de l’une des montagnes les plus célèbres du cyclisme.

La myopathie de Duchenne change le quotidien – mais pas l’envie de partir ensemble

Lars a neuf ans et vit avec la myopathie de Duchenne (DMD), une maladie musculaire grave et évolutive. La maladie de Duchenne touche tous les muscles du corps. Lars a pu marcher jusqu’à l’âge de sept ans. Puis, un jour, il est tombé et n’a plus pu ni marcher ni se tenir debout.

Aujourd’hui, il dépend entièrement de son fauteuil roulant et a besoin d’aide jour et nuit : pour se lever, s’habiller, se doucher ou aller aux toilettes. Il peut encore se servir de ses bras, mais seulement de façon limitée.

Les moments où la maladie ne dicte pas le quotidien de la famille n’en sont que plus importants.

C’est précisément là que le Pino joue un rôle tout particulier pour eux.

« Le Pino nous a donné la liberté de faire du vélo partout et à tout moment, en famille. Pas seulement pour Lars, mais avec lui », explique son père.

Rouler ensemble plutôt que côte à côte

Ce qui rend le Pino si particulier se remarque immédiatement en chemin : Lars est assis à l’avant, il pédale et vit directement chaque virage, chaque conversation et chaque changement de paysage.

Pour Colin, c’est exactement ce qui fait toute la différence. « Nous roulons en équipe. »

Il n’allait pas de soi que Lars pédale pendant toute l’ascension du Mont Ventoux. Et pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé. Du départ jusqu’au sommet, il est resté pleinement actif – une chose qui, selon son père, n’aurait été possible sur aucun autre vélo.

S’entraîner aux Pays-Bas – avec des montagnes virtuelles

La préparation au Ventoux a commencé bien avant le voyage dans le sud de la France.

Colin parcourt régulièrement 400 à 500 kilomètres par semaine. Mais comme la famille vit aux Pays-Bas, les véritables montées y sont rares. Il a donc transféré son entraînement en côte sur la plateforme virtuelle Rouvy.

« Pour certaines ascensions, j’ai augmenté le niveau de réalisme à 130 ou 140 pour cent », raconte-t-il. « J’y ai parcouru plusieurs fois l’itinéraire du Ventoux. »

Au bout du compte, le plus grand défi n’était pourtant pas la montagne elle-même. C’était de trouver comment transporter le fauteuil roulant de Lars. Car dès qu’il n’est pas assis sur le Pino, il en a besoin.

Une journée que la famille n’oubliera jamais

Le matin de l’ascension, le Mont Ventoux était encore enveloppé de nuages. Mais le temps s’est amélioré à chaque kilomètre. Père et fils ont finalement pu poursuivre leur route en maillot à manches courtes.

Ils ont pu compter sur le soutien de leur famille et de leurs amis : le grand-père de Lars les a accompagnés en France pour vivre cette aventure avec eux. Des amis ont gravi la montagne à vélo à leurs côtés. La mère de Lars a organisé le voyage, transporté son fauteuil roulant en voiture jusqu’au sommet, fait des pauses en chemin pour prendre des photos et pris en charge tout ce qui ne pouvait pas être fixé au vélo.

Pour Lars, un moment s’est clairement distingué de tous les autres : la descente.

Un large sourire aux lèvres, il a dévalé la montagne à l’avant du Pino – à une vitesse pouvant atteindre 60 km/h.

Plus que de la mobilité

Depuis des années, la famille soutient le Duchenne Parent Project et collecte des dons pour la recherche et l’amélioration des traitements, notamment lors de « Duchenne Heroes », une randonnée de sept jours en VTT à travers les Ardennes.

Mais leur ascension du Mont Ventoux représentait bien plus encore.

« Nous voulons montrer que, même dans cette situation, il est possible de sortir et de profiter de la vie », déclare Colin MacDonald. « Malgré un fauteuil roulant et une mobilité réduite, on peut explorer le monde et ressentir la liberté que procure le vélo. »

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